Une nouvelle approche pour la gestion des risques psychosociaux (RPS) ?

Oui. L’entreprise industrielle en France évolue donc la gestion des RPS doit aussi évoluer !

 

L’actualité, la conjoncture économique, les exigences clients, la réglementation, les nouvelles normes… sont de nombreux facteurs fragilisant la qualité de vie au travail.

 

L’analyse du travail se structure aujourd’hui autour de 3 axes :

- le travail prescrit qui correspond à la demande de l’entreprise par le biais du manager, 

- le travail réel qui est mis en œuvre selon l’environnement, les contraintes et les moyens mis à sa disposition (humains, organisationnels, techniques et économiques) et 

- le travail vécu par le salarié tel qu’il est ressenti selon sa vision personnelle et celle de son manager hiérarchique et/ou fonctionnel, son rapport au temps, ses collègues, le soutien de son manager, ses difficultés et les perspectives professionnelles que lui offre l’entreprise.

 

Au-delà du respect des obligations réglementaires et du concept de co-développement (approche originale qui permet à chacun de régler ses difficultés et de développer ses compétences en s’appuyant sur l’intelligence d’un groupe), l’entreprise n’a plus d’autre choix que de bien évaluer pour anticiper,  mieux gérer ses risques psychosociaux, et le salarié d’être co-acteur de son bien-être au travail, donc de devenir proactif…

 

Saluons donc cette grande entreprise qu’est Orange(*), qui a signé avec trois syndicats un accord de méthodologie qui place l’expression des salariés sur leur travail au cœur de l’analyse de leur propre charge. 

 

La gestion des risques psychosociaux c’est l’affaire de chacun d’entre nous !

 

Corinne SCHWARTZ

Consultante senior en industrie

 

*Source : Entreprises et Carrières Juillet 2016